les salles blanches malaval

Camp Lozère Automne 2019

Du 27 Octobre au 3 novembre 2019,
Causse des Bondons, Lozère

Participants:

Louis SCP, Philippe SCMNF (Val d’Oise), François SCOF (Essonne), Marina et Guillaume EEGC (Hauts de Seine), Leny MIERS (Lot)

Compte-rendu:

Ce camp de Toussaint avait été à l’origine organisé par le Spéléo-Club de Paris, mais suite au divers empêchements des autres membres Louis se retrouve le seul parisien. Heureusement nos amis d’autres clubs franciliens et lotois viennent nous rejoindre.

L’équipe s’installe au gîte de Monteils, hameau de la commune des Bondons, sur le petit causse du même nom situé sur le versant sud du mont Lozère. Ce causse renferme la rivière souterraine de Malaval, plus longue cavité de Lozère avec ses 12 kilomètres de développement. Les étages supérieurs renferment des cristallisations qui en font un des principaux sites concrétionnés français.

Ce réseau a été notre principal objectif durant ce séjour. Les trois premiers jours l’équipe réduite à Philippe et Louis se consacre principalement à des séances photos pour fixer les merveilles minérales de Malaval. François nous rejoint mercredi soir et nous allons le lendemain visiter la galerie aux concrétions bleues, dans un recoin tenu secret de la rivière souterraine.

Arrivée du reste de l’équipe le vendredi ; nous allons voir la rivière souterraine de Baume Layrou dans le Gard. L’entrée est un porche s’ouvrant dans des falaises, accessible grâce à des échelles. À l’intérieur, nous tournons un peu dans ce grand réseau labyrinthique de 10 kilomètres de développement, avant de trouver notre itinéraire. Des escalades et des passages étroits, alternent avec des belles salles ornées de cristaux. Nous ressortons en n’ayant vu qu’une petite partie de la grotte.

Samedi nous retournons à Malaval, notre objectif est l’extrême amont de la rivière souterraine. Cette partie a été la dernière découverte, en 2008 seulement. Devant l’ancien terminus, où la rivière sort d’une faille impénétrable, des cordes pendent du plafond pour atteindre une galerie supérieure une dizaine de mètres plus haut. Une  descente permet un peu plus loin de retrouver la rivière en amont de l’obstacle. La rivière coule dans une galerie qui marque une série de virages en baïonnette et se divise en plusieurs affluents se terminant sous des trémies parcourues par un courant d’air.

les salles blanches malaval

Dans une salle une belle coulée de calcite tapisse une paroi, au sommet un départ de galerie semble se dessiner. Marina, perfo en main,  entreprend l’escalade, relayée par Leny. Hélas au sommet c’est bouché, le plafond est en fait juste une énorme dalle tombée. Leny s’introduit ensuite dans une galerie très étroite s’ouvrant à mi-hauteur, il y progresse de quelques mètres, ensuite ça devient vraiment trop mince, mais une suite est visible. Pendant ce temps j’attaque l’éboulis situé au fond de la salle ; quelques coups de marteau ouvrent une lucarne par laquelle on peut voir un espace libre de blocs et une paroi en place. Un bon courant d’air est sensible, tout ça est prometteur mais en attendant il est l’heure de rentrer. On ressort bien motivés pour reprendre les explorations dans cette magnifique grotte.

Auteur de l’article : Spéléo-Club Paris

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